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 Chapitre 3 Néo

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Foxburrows
Assassin de Jo
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MessageSujet: Chapitre 3 Néo   Jeu 5 Mai - 11:41

Chapitre 3
Le bâtiment n’était pas très grand, le plafond devait à peine atteindre les deux mètres de haut et il n’y avait ni étage ni fenêtres. Les murs semblaient fait de torchis, d'apparence rugueuse et de couleur marron, mais au toucher on pouvait sentir que le matériel était bien plus solide. La porte était en bois et de simple facture, la poignée une simple clenche en métal mal forgé. Pourtant à ce moment, pour ce garçon c'était comme si la muraille de Chine elle même était tombée sur sa cabane. Valentin le rejoignit rapidement et se retrouva lui aussi bouche bée devant le batiment.

- Mais… commença Valentin.
- C'est pas... Tenta de continuer Simon.
- On entre ? Proposa Arthur tout fier de l'effet.

Il poussa Simon en avant et le força à entrer dans la maison. Ce dernier pénétra dans la bâtisse comme l'aurait fait un voleur inexpérimenté lors de son premier cambriolage. Discret et attentif à tous les détails, mais tellement nerveux que le moindre bruit le ferait sursauter. Alors qu'il scrutait la pièce d'un coup d'oeil rapide, un bruit à côté de lui le fit bondir.
Yann qui avait été en observation intense n'avait pas vu le jeune garçon rentrer. Il ne les avaient pas entendu arriver et avait sursauter instinctivement, deversant les pires jurons qu'il connaissait. Pourtant le plus sonore des garçons était Arthur, qui éclatait de rire en ce tenant les côtes.
- Je te hais Arthur, souffla Yann. Je pensais avoir au moins une bonne heure devant moi encore, il n'est que...

Il porta un coup d’œil rapide à sa montre.

- Déjà 15h30, le temps passe trop vite.
Voyant que son ami ne s’arrêtait pas de rire, il lui sauta dessus. Arthur le souffle court réagit trop tard et Yann réussi à enrouler un bras autour de son cou avant qu'il ne commence à se défendre. Pendant que les deux garçons continuait de se battre, Simon fit le tour de la salle.

La seule source de lumière était celle qui passait par la porte. Les rayons du soleil se filtraient à travers les branches des arbres donnant un éclairage chaotique à toute la pièce et l'impression que la nuit risquait de tomber. Il laissa cour libre à sa curiosité et ses yeux furetèrent de gauche à droite, essayant de tout dévorer. Il remarqua en premier l'autel gigantesque qui trônait au milieu de la pièce. De la forme d'un cube, ses bords donnait l'impression d'être aussi aiguisés que des couteaux de cuisines. Encore plus troublant était sa couleur, si on peut ainsi dire. Elle était d’un noir parfait, tellement intense qu'il semblait aspirer toute la lumière de la pièce tel un trou noir. Alors qu'il commençait à s’y intéresser de plus prêt un bruit métallique le fit se retourner. Juste à côté de la porte, la ou Yann se tenait quand il était entré il y avait un râtelier d’armes. Rempli d’énormes épées.
- Des claymores annonça même Valentin fasciné qui en avait pris une. Ca à l'air d'être des vraies. Dans les magasins pour touristes elles sont toujours toutes belles et scintillantes, la elles ont été forgées dans un métal rugueux et laid mais beaucoup plus solide. Des vraies comme celles qui ont amené la mort pendant des siècles, des siècles. Des faucheuses de vie qui n’ont aucune autre fonction que la destruction aussi simple que ça.
Simon lança un regard surpris à son ami.
- Eh bien tu as l'air de t'y connaître !
- J'avais fait un exposé sur ça en troisième pour la sortie au Puy du Fou, répondit Valentin rougissant légèrement. Il y a des choses qui reste.
Alors que Valentin commençait à faire quelques moulinets avec son arme, vérifiant son équilibre, sa droiture et tout simplement s'amusant avec son épée, Simon continua la découverte de la pièce. Toute la partie derrière l'autel baignait dans l’obscurité cachant initialement son contenu, mais ses yeux s'ajustèrent vite à la pénombre révélant une centaine de minuscules statues en pierre.Elles avaient la forme et la taille d'une balle de tennis, à l'exception de leurs deux bras et jambes qui ressortaient des côtés. La tête se trouvait au milieu de leur torse et la bouche paraissait proportionellement gargantuesque. En se rapprochant, il fut impressionné par le détail avec lequel elles avaient été sculptées, allant des stries des ongles aux veines des yeux, leur donnant un aspect quasiment vivant. Plus que ça même, avec un frisson le garçon eut l'impression qu'elles avaient été pétrifiées. Une pensée d’autant plus effrayante que si elles avaient vraiment existé, elles auraient remporté et de loin le prix de la plus moche créature. Encore plus surprennant fut la découverte du socle en pierre brute en dessous des statues, et le fait qu'elles avaient été sculpter dans ce socle. Le reste de la salle était vide, pas la moindre trace de vie, ni d’occupation à l’exception notable du manque de poussière. Enfin presque vide.
Alors que Simon balayait encore une fois la salle du regard, il remarqua une pierre de la taille d'une bille juste derrière l’autel. Elle était différente du reste de la maison. Elle n’était pas noire comme la stèle et jurait même avec la couleur délavée des murs du sol et du plafond. Elle était d’un vert foncé qui faisait penser à une émeraude, mais sans en avoir le côté précieux. En s’approchant un peu plus il remarqua des petites veines dans la pierre, eux par contre du même noir que l’autel qui cachait la pierre. Simon la ramassa et la tourna dans sa main, elle avait tout l’air d’une pierre normale, mis à part la couleur.
- T'as trouvé quelque chose Simon ? Demanda Arthur dans une tentative pour détourner l'attention de Yann.
- Avant tout, dit ce dernier en rangeant la pierre dans sa poche. Je crois que vous nous devez quelques explications.
- Ouais ! S'exclama Valentin qui avait pris une des claymores. Malheureusement pour lui celle-ci était plus grande que lui et beaucoup trop lourde et le tableau final était plus pitoyable qu'effrayant. C'est quoi cet endroit ? Et n'essayez même pas de nous faire croire que vous l'avez construit.
- Lâche ça Valentin, tu vas te faire mal. Lui répondit Yann en lui lançant un regard oblique. C'est très simple, quand on est arrivé nos affaires étaient étalées partout dans les environs, à la place, il y avait ça. On n'a rien trouvé d'autre qui y ressemble dans les alentours et on ne sait pas comment elle est arrivée la. Mais très honnêtement, je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose, on a quelques sièges confortables qui attendent dehors et la bâche pour recouvrirent toutes ses mochetés derrière.
- Alors Simon, t'as trouvé quoi ? Redemanda Arthur sincèrement curieux cette fois.
- Une bille rien de très intéressant, répondit Simon en la lui envoyant, le visage renfrogné. Par contre, et désolé d'être le rabat-joie pour une fois, mais on ne peut pas rester ici.
- Quoi ? S'exclamèrent Yann et Valentin en même temps. Pourquoi pas ?
- Une maison vient d'appparaître de nul part au milieu de la forêt. En une journée. Vous trouvez pas ça bizarre vous ? Il faut le dire aux enseignants, on ne peut pas garder ça pour nous. Si ça se trouve, elle n'est pas stable où je ne sais quelle autre embrouille.
- Pas besoin, tenta de le persuader Yann. S'il y en a une ici, il doit y en avoir d’autre pas loin. Et puis si on leur dit, on peut dire au revoir au passage.
- T'as dit toi même que t'as rien trouvé qui y ressemble dans le coin. Et puis la personne qui l'a construite va bien finir par revenir...
- Donc, on abandonne tous nos plans ? Plus de coin, plus de sortie, plus de... rien ? Lui demanda Valentin désespéré.
- Plus de planque, plus d’endroit protégé contre la tyrannie de Florian. Renchérit Arthur levant enfin les yeux de la bille. Mais, et ça me coûte de le dire, Simon a raison. Il faut leur dire.
- Vas-y dans ce cas, lâcha Yann à l'encontre de Simon. Si t'es si sur de toi, je ne vais pas t'en empêcher. Moi, je reste ici à savourer ma liberté aussi longtemps que possible.
- C’est vrai qu'il vaut mieux tout ranger avant qu'ils n'arrivent. Et tu ne serais pas très utile pour ce travail, tu ferais plus laisserais plus de marques que tu n'en enleverais. Acquiesça Arthur en essayant de détendre l'atmosphère. Voyant que ça ne marchait pas il repris plus sérieux. Mais je doute qu’ils te prennent au sérieux juste avec ta parole et ta gueule d’ange, prends … Il regarda dans la salle rapidement. C'est pas le mieux mais prends une des épées avec toi. Au moins avec ça tu va capter leur attention ! Je pense que je vais garder la pierre par contre si personne n'y voit d'incovénient, ça fait pas de mal un souvenir.
Simon pris gauchement une des armes sur le râtelier et après un dernier regard d'excuse, il partit à la recherche des adultes. Après quelques moments de battements les trois adolescents restants vaquèrent à leurs occupations. Valentin, claymore toujours en main, tourna autour de l'autel et des statues essayant d'en imprimer l'image d'en sa mémoire pour pouvoir raconter le plus fidelement aux autres ce qu'ils avaient vu. Arthur se mit dans un des rares éclaircis et regarda la bille de plus près mais celle-ci semblait tout à fait anodine. Yann quant à lui sorti cacher les chaises dans un fourée non loin en chantant une litanie d’insultes envers tout et n’importe quoi.
Mais alors qu’il venait juste de ramener les premières, il fut interpellé par un bruit de conversation au niveau du mur. Faisant le tour de la bâtisse, il découvrit trois autres adolescents dans l’entrée qui regardaient vers l’intérieur et qui ne semblaient pas l’avoir vu.
- Eh bien ! Eh bien ! Qu’avons-nous-la ? Demanda ironiquement Florian. Deux pauvres andouilles jouant dans leur petite cabane, je dois dire que je ne m’attendais pas à ça de vous c’est vachement bien fait, de vrais architectes !
- Je pense pas que ce soit eux qu'y l'ait construit Flo, répondit un des ses amis sans remarquer le sarcasme de ce qu'il avait dit. Elle devait être la avant et ils l'ont juste utilisé.

Thibault avait dit ça avec tellement de candeur et de serieux que la tension de la rencontre avait failli être diffusé, mais Yann ne put se priver de l'occasion et se montrant enfin leur demanda :

- Qu’est-ce que tu veux ? Tonna-t-il faisant sursauter les invités. Et comment vous avez trouver cet endroit ?

- Mon dieu ! Que de questions, dit Florian d’un air faussement joyeux, l’effet était cependant gâché par ses poings refermé et sa mâchoire crispé. Si vous ne vouliez pas qu'on trouve cet endroit, il vous suffisait d'être un peu plus discret quand vous travaillez sur le chantier. Je ne serais pas surpris que la moitié de l'internat soit au courant maintenant.
- Dégage. Cracha Valentin qui s’était lui aussi relevé épée toujours en main. Ou tu vas finir avec plus qu’un œil au beurre noir cette fois ci.
- Tu penses que tu me fais peur ? Florian avait presque crié le dernier mot.
Et ce dernier mot déclencha les hostilités.Yann instinctivement fonça sur Florian pour qui il avait le plus d'animosité et lui enfonça son poing dans le ventre. Le coup eut l'effet désiré et l'adolescent se plia en deux en expulsant tout l'air de ses poumons. Valentin voyant les deux autres se concentrer sur Yann, enchaina et fonça sur Thibault épaule en avant. Il ne s'était jamais vraiment battu avant et se préparant au choc il serra la machoire et ferma les yeux. Sa cible le voyant arriver fit un bond sur le côté pour éviter le coup mais réalisa trop tard que sur la même trajectoire se trouvait Florian, toujours à court de souffle. Valentin, les yeux toujours fermés perdit l'équilibre au moment ou il aurait du frapper son adversaire, ouvrant les yeux il vit Florian juste devant lui, une demi seconde avant de l'envoyer au sol. L'action lui permis de reprendre son équilibre et, de l'exterieur semblait même avoir était son plan depuis le début. Enragé de s'être fait avoir comme ça Thibault lui sauta dessus.
Maxime aurait bien aidé l'un ou l'autre de ses amis, mais Arthur lui avait sauté dessus. Aussi expérimenté que Valentin, il n'eut malheureusement pas autant de chance que ce dernier. En effet Maxime était un grand fan de lutte et rapidement Arthur se retrouva coincé au sol, lui rappelant son combat contre Yann un peu plus tôt.Yann après le coup de poing initial avait regardé la scène se dérouler san trop savoir ou aller, Valentin semblait s'en sortir tout seul alors que Arthur avait beaucoup de mal, mais la mélée les séparés et le temps d'y arriver Arthur aurait surement réussi à s'en sortir tout seul. Heureusement pour lui, Florian commençait à se relever, lui donnant une cible parfaite. D'un coup de pied, il renvoya son adversaire au sol encore plus furieux si cela était possible.
Le combat ne dura qu’une trentaine de secondes mais pour les six garçons cela avait semblait une éternité. Arthur réussit à sortir de la prise le retenant et envoya l’autre adolescent rouler d’un coup de genou bien placé. Valentin commençait à saigner du nez suite à la rencontre de son visage avec le poing de son adversaire, ces lunettes, tordues, pendaient de travers, mais son adversaire n’était pas en meilleur état. Yann jouait toujours avec Florian réussissant à esquiver la plupart de ses coups et en en plaçant trois fois plus qu’il n’en prenait.
Soudain le combat pris fin. Aucun des combattants n’en avait décidé ainsi mais le choix ne fut pas leur. Un deuxième tremblement de terre frappa sans prévenir.alentin s’écroula sur l’autel sous un dernier coup de son adversaire qui avait à peu près réussi à conserver son équilibre. Arthur qui était toujours à terre s’écarta des épées, juste à temps pour les éviter alors qu’elles tombaient sur son rival qui s’assomma à moitié sous l’avalanche de métal. Florian en essayant d’attaquer Yann pendant un moment de faiblesse, se frappa la tête contre un mur et parti rejoindre son ami au sol. Le tremblement de terre se calma rapidement et emporta avec lui toute l’ardeur que les garçons avaient eu. Seul Maxime ne semblait pas avoir compris que c'était fini, s’approchant de Valentin toujours assommé à côté de la stèle.
- Toi, ça fait des années que je rêve de te rendre cet œil au beurre noir.
Il le prit par les cheveux et essaya de le relever, mais il rencontra une résistance inattendu dans son entreprise. Celle-ci ce présentait sous la forme d’une des claymores le traversant de part en part au niveau de la poitrine. Valentin se releva l’adolescent toujours embroché sur l’arme qu’il tenait d’une main. Le corps du garçon glissa le long de la lame avant de s’effondrer par terre comme une marionnette dont on aurait coupé les fils. Il essaya de parler mais seuls quelques gargouillis sortirent de sa gorge. Avant qu'il est le temps de toucher le sol c'était fini. Il était mort.
Valentin essuya son épée sur le cadavre puis d’une main, le souleva pour le mettre sur l’autel, s’éclaboussant de sang au passage. Quand il se retourna pour s’adresser aux garçons, la scène entière avait acquis un caractère irréel. Leur ami de toujours les regardaient maintenant recouvert de la tête au pieds de sang et l'arme toujours en main. Ils auraient put croire que c'était un rêve, un cauchemard, si ce n'était pour le sourire froid et faux sur son visage.

- Bon, je crois que vous avez compris ce qui vous arrivera si vous essayez d’interrompre ce que je vais faire, déclara-t-il d’un ton ironique à l’encontre de ses amis. Et ça me ferait de la peine, je vous aime beaucoup plus que celui-la.
Ils n'avaient pas bouger durant toute cette scène ne pouvant faire que regarder, mais les paroles de Valentin les sortis de leur état de choc. Le pantalon de Florian devint foncé et humide alors que ce dernier essayait désespérément de réveiller son ami toujours inconscient. Arthur qui n’avait pas quitté le corps sans vie du regard se mit à pleurer sans bouger avant de se retourner pour vomir bruyament. Yann après un instant d’hésitation, fit un pas en avant dans une tentative de défi mais tomba à genoux alors que ses jambes l’abandonnait.
Valentin voyant qu'ils étaient tous hors d'état de nuir se retourna vers l'autel et mettant une main dessus sembla se couper du reste du monde. La stèle commença à vrombir et le corps sans vie de l’adolescent dessus prit une teinte de plus en plus blanche. Le sang qui s’était accumulé autour de lui disparut de la surface comme s'il était absorbé par la pierre. En même temps, des veines d’un bleu saphir firent leur apparition sur la dalle. Elles s’étendirent sur la surface entière du bloc de pierre puis se propagèrent sur le sol, le faisant vibrer de la même manière que la stèle. Les garçons reculèrent jusqu’au fond de la salle essayant déséspérément de trouver un moyen d'atteindre la sortie sans toucher aux veines. Ces dernières n'arrivèrent jamais jusqu'à eux. Une fois arrivée sur la stèle des statues, leur vitesse diminua fortement alors qu'elles se multipliaient jusqu'à toutes les recouvir. Avant d’avoir le temps de se demander ce qu'il se passait, ils virent Valentin vaciller et poser un genou à terre, la main toujours sur l’autel. Sa peau commença à prendre la même teinte que celle du cadavre puis finalement il s'écroula sur le sol, inconscient.
Les veines disparurent et le silence revint. Profitant du repis qui leur était donné, les adolescent coururent à la sortie passant à côté du corps inerte des deux garçons, poussés par leur instinct de survie. Seul Thibault, qui venait tout juste de se réveiller et n'ayant pas vu la scène réagi différement. Il s’approcha du corps inerte de Valentin et commença à le frapper de toute ses forces les larmes aux yeux. Dans son état il ne remarquait même plus les cris des trois adolescents lui priant de sortir, il ne remarqua pas non plus le son de la pierre qui se brise. Le bruit se fit une première fois coupant court aux paroles des survivants qui se tournèrent vers le fond de la salle. Un deuxième, puis une multitude de craquements suivirent et horrifiés, ils virent clairement les statues commencer à bouger. D’abord lentement puis de plus en plus vite comme si elles se réveillaient d’un long sommeil et toutes fondirent sur le pauvre garçon encore évéillé au milieu de la pièce.
Enfin sorti de sa transe il essaya de s'échapper, il en repoussa trois d’un coup de pied mais cinq de plus s’agrippèrent à sa jambe tendue. Il les balaya avec son bras mais déjà d’autres lui grimpèrent sur le dos. Il se démena comme un diable pour enlever celles-là, allant même jusqu’à se déshabiller. Mais en vain, la myriade de créatures l’engloutit et le plaqua au sol, les trois autres garçons ne purent que regarder avec effroi alors que deux des créatures lui ouvrirent la bouche et qu’une troisième y entra. A ce moment il arrêta totalement de se débattre, les yeux révulsés. Il commença à convulser et sa peau se mit à prendre une teinte grisé mais les survivants n’en virent pas plus, les créatures l'avait abandonné et les avaient pris pour cible.
Ils sortirent de la maison et fuirent vers le trou, mais les créatures étaient étonnement rapides et se rapprochèrent d’eux à une vitesse terrifiante. Voyants qu'ils n'arriveraient jamais à temps au passage et prient de panique, les trois adolescents abandonnèrent leur plan et s'enfoncèrent dans la forêt en direction de la ville. La horde grouillante des petits monstres les ignora completement et fonçant en ligne droite escaladèrent le mur de l'internat utilisant leur nombre et leurs griffes avant de disparaître complétement de vue. S'arrétant, les deux amis se regardèrent, confus et soulagés en même temps. Leur plaisir fut pourtant de courte durée, Florian se mit à crier, encore plus terrifié en pointant du doigt la maison. Un monstre de deux mètres de haut portant les habits déchirés de Thibault les regardaient. Il avait la peau grise et lisse, ses muscles étaient sayants et puissants et ses mains se terminaient en griffes acérées.

Sans un instant d'hésitation, elle chargea les trois adolescents. Ils essayèrent de s'enfuir mais la créature était plus rapide. Elle cueilli Arthur qui avait été le plus lent à réagir, en pleine course et l’envoya s'ecraser contre un arbre, il lacha un cri de douleur avant de s'effondrer au sol. Yann se retourna au quart de tour en entendant le cri de son ami et la vision qu'y lui était offerte eut l'effet d'une douche froide. Il était trop rapide, impossible de le semer. Il fallait l'arréter.
Tandis que Florian continuait de fuir, il ramassa une branche morte et s'appréta à affronter le monstre qui s'approchait. La créature qui avait arreté de courir après son choc avec Arthur s'avançait d'un pas lourd vers Yann, mais ses yeux ne regardait même pas le garçon, ils étaient tournaient vers le fuyard. Il passa à côté du garçon sans l'attaquer et sa simple proximité terrifia Yann jusqu'au plus profond de lui même le tétanisant de peur. Il réussit pourtant à se reprendre en lançant un coup d'oeil à son ami toujours affalé par terre et,prenant son arme improvisée à deux mains il l'eclata sur le dos du colosse. Le baton se brisa sous le coup et le choc engourdit les bras de Yann. Le monstre quant à lui ne sembla pas être affecté par l'attaque et, comme on essaye de se débarasser d'une mouche, envoya un coup désinteressé à Yann. Il l'atteint au visage et la vue de l'adolescent devint flou, ses genoux lachèrent et il se retrouva dans l'herbe complétement sonné.
Florian qui s'était arrété pour voir pourquoi il n'entendait plus d'autre pas derrière vit le monstre se débarasser de Yann avec facilité. Il tomba par terre alors que ses jambes l’abandonnait et rampa aussi vite qu’il put, mais ce n’était pas suffisant. Le colosse s’arrêta devant lui et leva une patte griffue prête à frapper. Florian cria de rage et de désespoir, aussi fort qu’il le put, s’écorchant la gorge et se rompant la voix. Son cri se transforma en un gazouillis pitoyable et la lumière dans ses yeux s’éteignit pour toujours quand la griffe lui arracha la gorge.

La créature se tourna lentement vers Arthur qui toussait du sang quelques mètres plus loin et inexorablement s’approcha de lui. Il ne sembla pas remarquer le cris enragé derrière lui, ni même l'adolescent armé d'une épée qui lui fonçait dessus. Abattant son arme d’un mouvement brut, Simon lacéra le dos du monstre, de l'épaule jusqu'à l'omoplatte. Le colosse se tourna vers son nouvel assayant avec autant de stoïsme que lorsque Yann l'avait frapper. Il leva une griffe et s’apprêta à frapper l’adolescent, paralysé maintenant que l’adrénaline le quittait. Yann qui avait attrapé une nouvelle branche revint à l’assaut et d'un puissant coup d'épaule réussit à déstabiliser le monstre, puis giffla son ami.
Ils n'avaient pas le temps de parler, mais la baffe et le regard de Yann suffirent à faire passer son message à Simon :
- Si tu ne te reprends pas on va tous subir le même sort que Florian !

Simon sursauta à la baffe, mais elle avait eut l'effet désiré. Il réaffirma sa prise sur l'arme et acquiesça d'un signe de tête. Le monstre aussi avait repris son équilibre et s'attaqua à Yann. Il griffa l'air devant lui alors que le garçon évitait son coup puis avec une vitesse impressionnante lui bondit dessus. L'adolescent se retrouva plaqué au sol sous le poids du monstre, ce dernier se releva et frappa Yann au visage. Il réussit à bloquer le coup avec son baton mais l'arme lui fut arraché des mains. Sans arme et sans défense Yann compris ce que ressentait les gens juste avant de mourir. Il regarda la griffe faire un arc de cercle alors qu'elle descendait sur lui et fut surpris par la sérénité qu'il ressentait.
Simon avait voulu réagir quand le monstre s'en était pris à son ami mais l'arme immense avait été trop lourde et son coup avait raté le monstre. Réalisant que son erreur allait surement lui couter la vie de son ami, il se senti drainer de son energie. Il vit le gourdin de Yann voler à quelques mêtres et compris qu'il ne pourrait pas se protéger du prochain coup. Il releva son épée qui lui semblait beaucoup plus légère d'un seul coup et l'utilisant comme une batte de baseball frappa le monstre au ventre, espérant que le coup serait assez puissant pour déstabiliser le monstre et, avec de la chance peut être même le desarsonner. Ce qui arriva fut quelque peu différent, le coup atteignit le monstre mais la lame au lieu de mordre la chair et repousser le monstre, le trancha en deux. Simon eut l'impression de couper une feuille de papier en deux alors qu'il traversait le corps du colosse mais en même temps, l'épée semblait avoir tripler son poids initiale et il ne réussit pas à la garder en main. Elle ne vola pas loin ,s'écroulant comme une enclume au sol. Les deux parties du corps s’effondrèrent sur Yann sans verser de sang, et la scène se figea pendant quelques secondes. Simon au dessus du corps sans vie du monstre haletant, les yeux grand ouverts animés d’une lueur folle et Yann réalisant qu'il n'était pas mort. Simon s'effondra par terre, completement épuisé et suant à grosses gouttes.
- Mon dieu mais c’était quoi ça ? Demanda-t-il en se tournant enfin vers ses amis. Les gars qu’est-ce … qu’est-ce que je viens de tuer ?
- Je ne sais pas. Répondit Yann en se dépattant de la créature le teint vert. Je ne sais pas, mais si tu ne l’avais pas fait on serait tous mort.
- Il est où Valentin ? Il blanchit en voyant le sang couler de la gorge de ce qui avait été son pire ennemi. Et qu'est-ce que Florian faisait ici ?
- Valentin est dans la cabane. Dit Arthur.
Le choc contre l'arbre lui avait fait perdre conscience quelques instant et quand il s'était réveillé il avait observé les derniers instants de la créature. D'une voix tremblante, essayant de trouver une logique aux évenements qui venaient de se produire il continua de parler :
- Florian et ses amis ont découvert le passage et la cabane. C'en est arrivé aux poings quand le séisme à frappé. Après Valentin a … changé. Arthur ne semblait pas se croire lui même alors qu'il essayait de se rappeler les évenements. Il a tué Maxime puis … je sais pas trop ce qu'il à fait mais ça a réveillé les statuettes. Elles ont changé Thibault en ce monstre que tu viens de tuer puis elles sont parties vers l'internat.
- Ca ? Je viens de … tu veux me faire croire que c'est Thibault ? Simon commença à crier les yeux exorbités. Tu te moques de moi ? Tu trouves ça marrant ?
Il aurait pu continuer longtemps si Yann ne l’avait pas arrêter d’un nouveau coup de poing bien placé. Simon le regarda complètement perdu.
- C’est bon tu t’es calmé ? Demanda Yann passant sa colère sur son ami. Tu penses vraiment qu'il est en état de faire des blagues la ?
- Je... Commença Simon pour lui-même. Mais bon sang c'est impossible ce que vous me racontez c'est une histoire de conte, on est dans la vraie vie la !
- Donc ce monstre pour toi c'est juste notre imagination ? Explosa Yann incrédule en pointant du doigt le cadavre.

Simon regarda le corps sans vie essayant de se faire une raison, de comprendre ce qui se passait. Soudain une lueur de compréhension apparue dans ses yeux.

- Attends, les petits monstres ils transforment les humains en ça ? Demanda-t-il lentement.
- Oui, commença Arthur, mais Simon le coupa encore une fois.
- Et vous les avez vus rentrer dans l’internat ?
Yann blanchi en réalisant ou Simon voulait en venir,
- Ils vont transformer tout le monde à l'internat.
Simon se releva terrifié :
- Marie !

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MessageSujet: Re: Chapitre 3 Néo   Jeu 5 Mai - 11:42

Celui la y a pas de changement, pas besoin de le lire MAIS il est plus court (j'ai enlevé trois-quatre pages) qui sont dans le chapitre 4 néo

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